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Un blog où je fais part de mes états d'âme, où je raconte un peu ma vie mais pas tout....quoique, où je m'essaie à romancer des histoires vraies......mais aussi des rubriques sur mes artistes indépendants préférés de la chanson française avec en projet, u

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Ecrire coûte que coûte

Je ne pensais pas que ré-ouvrir un blog pourrait me faire autant de bien. MOn premier, créé il y'a plus de cinq ans maintenant a été un véritable exhutoire. Jamais avant je ne m'étais autant exprimé que je ne l'ai fait durant trois années au cours desquelles j'ai écrit l'équivalent de deux livres de cinq-cent pages. L'équivalent seulement car la qualité et le style ne sont pas au rendez vous.

C'est mon divorce qui a l'époque m'a instantanément servi de déclic. Je dis bien instantanément car avec mon ex-épouse, nous avons eu une discussion le 4 aout 2005 à l'issue de laquelle notre décision de nous séparer était prise et le 5 août, j'ai écrit mes deux premiers articles, un pour relater ce qu'on m'avait raconté sur ma naissance, l'autre pour commencer à parler de mon père. Au cours des jours suivants, j'ai abordé tour à tour ma mère, la violence, l'alcoolisme, l'Alsace où je suis né, j'ai évoqué mes peurs, mes angoisses, mes blocages..... Il ne se passait pas un seul jour sans que j'écrive et cette assiduité à bien duré plus d'une année. J'avais un tel besoin d'expulser tout ce que j'avais si longtemps gardé qu'écrire était pour moi un besoin vital et quotidien avant que peu à peu ce besoin se fasse moins pressant. Je n'écrivais plus qu'une ou deux fois par semaine puis au bout de trois ans, plus qu'un ou deux textes par mois. Encore avais-je l'impression de me forcer. Ca ne coulait plus naturellement et surtout je m'étais enfin rendu compte que j'étais incapable d'écrire sur quoi que ce soit d'autre que mon histoire personnelle et de le faire autrement que de façon plaintive. Je n'avais plus envie de renvoyer cette image là de moi et c'est tout naturellement que je me suis totalement arrêté d'écrire en me disant que je le referais un jour, seulement quand je me sentirai capable d'écrire à propos d'autres choses, de m'ouvrir un peu plus sur l'extérieur et si je parlais de moi, de faire en sorte de renvoyer de moi l'image d'une personne plus épanouie.

En attendant, je n'avais qu'à vivre en essayant d'aller de l'avant. Je devais apprendre à être heureux malgré la solitude qui semblait vouloir s'éterniser en faisant les choses que j'aimais le plus dans ma vie. Un tel apprentissage n'a pas été simple tous les jours mais la remise en question a été totale. Elle a commencé par un arrêt de toute relation avec celle qui depuis toujours mettait des entraves à mon épanouissement, probablement en partie sans s'en rendre compte mais je n'en suis pas certain. Je parle bien entendu de ma mère que je n'ai plus revue depuis Noel 2008. A partir de ce moment, il m'a semblé que la route s'ouvrait d'elle même devant moi et j'ai enfin osé faire des choix, prendre des décisions que jamais je n'aurais osé prendre auparavant. Bien aidé par le début de la chanson "J'apprends le métier" de Benoît Dorémus - "J'ai eu une vision d'l'av'nir/Et ça m'a plombé/J'me suis vu comment dire/Merdeux et salarié/J'ai vu à quoi ma vie pourrait bien ressembler.....J'ai vu l'bureau d'un chef/La machine à café/Les réunions les bénefs/Et l'air climatisé/Une vie sans relief/directement reliée/ à la mort, enfin bref/Une vie à gerber...." - qui m'avait foutu une gifle magistrale quelques mois plus tôt, laquelle au lieu de me pousser à réagir m'avait d'abord enfoncé dans ma culpabilité d'être incapable de faire autre chose que mon métier que je n'aimais pas malgré mon statut rassurant de fonctionnaire.

Pourtant, je commençais sans vraiment m'en rendre compte à prendre conscience de mon intérêt pour le monde des artistes et notamment mon envie d'être aux côtés de jeunes artistes en développement que les radios s'acharnaient à ne pas diffuser. Benoît Dorémus par exemple, malgré le soutien de Renaud et de très bonnes critiques, notamment dans "Libération", bien qu'il soit signé dans un Major ne décollait pas faute de médiatisation. Alors qu'un simple fan lui consacre une page myspace qui vait atteint près de vingt-mille amis en à peine un an et demi et lui amenait vingt à trente personnes à chaque concert, c'était toujours ça de pris. A lui ça lui faisait plaisir et à moi encore plus bien que ce soit une tâche épuisante car j'y consacrais plusieurs heures par jour en dehors de mon travail.

Bien entendu, à lui, il était impensable que je lui demande de me faire rémunérer pour ce travail que je lui avais proposé de faire moi même alors qu'il n'attendait absolument rien de moi. Malgré tout, l'idée était là désormais. Il y'avait largement de quoi faire auprès des artistes en développement pour envisager peut être de vivre un jour de la musique en se mettant à leur service (à suivre)

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