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Un blog où je fais part de mes états d'âme, où je raconte un peu ma vie mais pas tout....quoique, où je m'essaie à romancer des histoires vraies......mais aussi des rubriques sur mes artistes indépendants préférés de la chanson française avec en projet, u

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A propos du suicide

Quelqu'un m'a parlé récemment du suicide d'un proche et de l'influence de cet acte sur tous ceux qui entouraient la "victime" que j'aurais plus tendance aujourd'hui à considérer comme le bourreau. Ces échanges m'ont amené à lui répondre ceci:

 

Il est arrivé à ma mère de me menacer de se suicider en me reprochant de ne pas l'aimer, en me disant que même si je la voyais gisante à mes pieds, elle savait pas si je réagirai. Bien sur elel aurait juste voulu que je la plaigne un peu plus d'être si malheureuse, si seule à élever ses trois enfants, à faire construire une maison seule, malgré tout........elle aurait voulu que je l'aide plus, que je fasse l'homme de la maison, que je sorte pas voir mes copains pour l'aider, pour la plaindre, pour l'empêcher d'être seule.....
Et plus elle faisait ça, plus j'avais envie de fuir et plus je culpabilisais mais aussi, plus je contrôlais mes émotions jusqu'à devenir incapable de la moindre spontanéïté pour quelque émotion que ce soit. Bref! Aucune mère n'a le droit de demander à son fils d'être plus qu'un fils et de lui demander dès l'age de 10 ans de se comporter en adulte et de lui reprocher de ne pas toujours savoir le faire.
Le suicide, c'est vraiment un truc qui me révulse. J'ai grandi avec la terreur et l'obsession du suicide. Mon père, je savais 3-4 ans à l'avance qu'il commetrait probablement son acte un jour, la seule question était de savoir s'il nous tuerait avant ou pas, mes soeurs, ma mère et moi alors sa mort, je l'ai presque vécue comme un soulagement je crois. Quant à ma mère, elle s'est permis de jouer avec ma culpabilité en me menaçant de devenir orphelin si je devenais pas un fils plus conforme à ce qu'elle attendait de moi me faisant vivre dans la crainte perpetuelle d'un nouveau drâme et dans un sentiment de culpabilité permanent et l'idée de ne jamais être à la hauteur de ce qu'on attend de moi avec laquelle je vis toujours aujourd'hui.
Et j'ai attendu d'avoir quarante ans pour ne plus parler à ma mère et c'est elle qui aux yeux de tous, toute sa famille entre autres me fait passer pour le pire des salauds parce que je l'ai "abandonnée".
Mais moi j'ai jamais demandé à mes enfants d'être plus que mes enfants et je leur ai jamais reproché mon malheur. Chacun doit gérer seul ses souffrances sans attendre des autres qu'il les allège. Il n'y a que nous même pour nous aider à guérir de nos propres maux, à la rigueur un psy pour nous aider à trouver la voie de la guérison mais en aucun cas les autres et surtout pas nos propres enfants.

En même temps, les jours où je suis un peu plus apaisé à son égard(je parle de ma mère), je me dis aussi qu'il faudrait savoir lui pardonner et l'aimer malgré tout parce qu'elle n'a probablement pas fait tout à fait consciemment tout ce qu'elle a fait. Elle n'a juste pas eu la chance de recevoir les coups de pieds au cul que quelques personnes m'ont filés à moi pour m'obliger à réagir et à faire en sorte de trouver moi même et en moi même, ce que j'avais de bon en moi et les ressources qui me permettraient d'aller mieux et réussir à être heureux malgré tout ça.

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