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Un blog où je fais part de mes états d'âme, où je raconte un peu ma vie mais pas tout....quoique, où je m'essaie à romancer des histoires vraies......mais aussi des rubriques sur mes artistes indépendants préférés de la chanson française avec en projet, u

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2) Une gifle magistrale (2ème partie)

Je me suis bien vite rendu compte qu'avec Bernard Laurent, nous ne pourrions pas marcher longtemps main dans la main. Ses chansons ne me plaisaient qu'à moitié et à ce titre, j'étais incapable de les défendre. Par exemple, moi qui aimais bien écrire de petites chroniques sur les artistes que j'aimais bien, j'étais incapable de trouver la moindre phrase le concernant. Sa musique et ses textes ressemblaient à beaucoup de choses déjà entendues mais en beaucoup moins bien. Il ne possédait pas à mes yeux sa propre identité. Bien sûr, il était entouré de bons musiciens et lui même jouait pas mal de la guitare, ce qui donnait une allure très pro à l'ensemble mais il manquait de la profondeur de voix et les textes, très utopistes et pas très bien écrits, semblaient plus le reflet de ce qu'il était de bon ton d'écrire quand on fait du rock n'roll plutôt que celui du fond de sa pensée.

Lors de notre première rencontre, il m'a offert ses deux premiers albums. Je n'ai jamais pu les écouter en entier. Je trouvais les chansons lassantes. Pire! Le premier des deux, chronologiquement parlant, je ne l'ai jamais sorti de son emballage plastique.

Concernant le label, je ne croyais absolument pas à sa démarche même si je ne connaissais rien en musique. La qualité des groupes le composant était bien trop médiocre. Il était évident qu'aucun d'entre eux ne percerait jamais , y compris Bernard Laurent lui même. D'autre part, pour cinq groupes, il y'avait cinq styles de musique très différents les uns des autres. L'un proposait de la musique orientale, un autre de la variété italienne humoristique, un de la pop anglaise alors que le quatrième sur le même genre de musique chantait en français. Et le "maître fondateur" lui faisait du rock. Il me semblait, même en ne connaissant strictement rien à ce milieu que pour être crédible, un label se devait d'être représenté par des artistes crédibles. Et à mes yeux, un artiste pour être crédible doit être proche de l'excellence et surtout, sortir de l'ordinaire.

S'il y'avait une chose qu'il me semblait avoir à peu près bien compris, c'est que le rôle d'un label est de donner de la crédibilité aux artistes qui le composent par l'image qu'il a réussi à acquérir au fil du temps parce que tous ceux, en tous cas l'immense majorité de ceux qui en ont fait partie jusqu'ici, étaient reconnus comme référents dans leur spécialité. D'autre part, ll y'a tant de styles et de courants musicaux que pour être clairement identifié, un label à mes yeux, se devait d'être specialisé et de fait, celui de Bernard Laurent n'allait pas du tout dans ce sens. En discutant avec ce dernier, il ressortait de toute évidence que cette structure avaient été créée uniquement pour servir ses intérets personnels, parce qu'il espérait profiter de l'image qu'elle pourait lui donner si ce n'est qu'il n'avait pas compris les fondements même de ce dans quoi ils s'était lancé. A mes yeux, il s'agissait simplement d'un écran de fumée. Mais il semblait tellement motivé et croyant sincèrement en ce qu'il me racontait que je ne trouvais pas le courage de ne pas au moins essayer. 

Je ne savais trop comment m'y prendre étant un total néophyte dans le monde de la musique. Lui n'était pas très inquiet. Il avait de quoi m'occuper largement et des tas de ficier à mettre à ma disposition. Fichiers de lieus à contacter pour y jouer, Listes de radios, fichiers mp3 de ses chansons, clips vidéos, documentation sur les contrats de la musique.....et bien d'autres choses encore.

(à suivre)

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